La méditation

La méditation pour débutant

3 types de méditation :

  • la méditation pour se connaître(Vipassana)
  • la méditation pour atteindre la quiétude(Shamatha)
  • la méditation pour transformer l’émotionnel négatif en positif(méditation tantrique)

La méditation vipassana de la pleine conscience

convient pour débuter, car elle est d’autant plus facile que ça va mal ! En effet, plus la souffrance est forte et plus on en est conscient sans avoir à s’observer.
Elle permet de se connaître en observant la personnalité ordinaire.

On voudrait tout de suite atteindre la sérénité.

Mais pour cela il faut se connaître.
Pourquoi ? Voici la réponse des swamis de l’ashram de Gretz (France).

« Le yoga et la méditation commencent là ou l’on est, pas là où l’on voudrait être !»

« La 1ère chose à faire est de se connaître et de s’accepter ! »

« Puis pour évoluer, comprendre ce qui nous bloque, et l’abandonner ! »

« La capacité d’oublier un passé et de s’adapter au présent est un signe de vitalité ! »

Vipassana qui veut dire regard profond (en soi), apporte cela. (Il y a d’autres méthodes en psychologie, comme celle de la Psychologie Nucléaire de B.Montaud, association Artas.)


La méditation pour adepte

Vipassana, 3 types :

  • la pleine conscience pour se connaître
  • le balayage du corps pour réduire les empreintes traumatiques (samskara) dans la mémoire cellulaire, comme enseignée au Centre Vipassana de S.N. Goenka
  • la méthode traditionnelle du bouddhisme hinayana pour observer l’impermanence.

Shamatha, 3 étapes :

  • concentration (dharana)
  • méditation (dhyâna)
  • extase (samadhi) provocant une respiration spontanément ténue et lente.

La concentration est une étape contreversée par les partisans des méthodes « subitistes » comme le Zen. Si vous ne voulez pas faire de retraite Zen (sesshin) mais seulement votre petite séance régulière, une méthode « gradualiste » avec concentration est plus appropriée.
Vous commencez par vous concentrer sur l’objet d’attention proposé : souffle, chakra, mantra… quelques minutes, puis plus longtemps. Vous arrivez peu à peu à vous stabiliser sur l’objet, surtout si l’enseignant sait vous aider par communication transpersonnelle.

Dharana :

demande un effort de concentration et l’attention n’est pas stable.

Puis dhyâna la méditation réussit avec 4 paliers :

  • effort de concentration, attention stable, joie
  • joie, attention stable sans effort
  • bonheur, attention stable sans effort
  • équanimité (sérénité), attention stable sans effort

Ces 4 paliers sont bons pour la personnalité et ses buts matériels qu’elle atteint avec moins de stress. Ces 4 paliers (appelés jana en pali, dhyâna en sanscrit) de shamatha et les suivants ont été décrits par Bouddha.

La méditation pour yogi (1)

Shamatha comporte un changement perceptif

dès le premier palier dhyâna : la perception de l’ objet grossier d’ attention se modifie, une perception subtile l’ accompagne. Par exemple un flux énergétique (éthérique), ou la vision (astrale) d’ un soleil bleu ou blanc au 3ème œil, ou la vision d’ un objet pulsant.

Ce signe (nimita) devient l’objet d’attention.

Certaines traditions hindouistes de la méditation sur la lumière intérieure continuent de s’intérioriser sur cette lumière suivant une méthode nécessitant une initiation…

Shamatha (mahayoga) du bouddhisme tantrique (vajrayana) utilise pour objet de concentration une visualisation (samayasattva) d’une émanation du Suprême. Le yogi prie l’émanation réelle (jnanasattva) de l’habiter, la faisant passer de visualisation à vision d’un corps de gloire. Nécessite une initiation et la dévotion pour être efficient.

Shamatha du bouddhisme du petit véhicule (hinayana)

que nous pratiquons peut être laïque. Le yogi renonce à l’attachement (tanha) pour l’expérience du nimita, sa conscience quitte le monde (astral) de la forme pour le monde sans forme (arupa loka). La vision disparaît,

on accède aux 4 paliers (dhyâna) dans les mondes (dimensions) suivants :

  1. l’espace infini
  2. la conscience infinie (Conscience universelle)
  3. la vacuité (shunyata, le Vide créateur)
  4. « ni cognition, ni non cognition » : au delà des concepts et de la conscience se trouve la Présence du Suprême. Pour explorer cette Présence auto cognitive au-delà de la conscience, on utilise les méditations du dzogchen ci après.

Aux 8 étapes de shamatha, il correspond la prise de conscience d’ un monde astral ou d’ un monde sans forme. Mais ce n’ est pas du voyage astral ou sortie de corps, c’est juste une expansion de conscience, il n’y a pas d’ exploration de ces mondes, seulement une prise de conscience de ces autres dimensions.

La méditation pour yogi (2)

Chaque religion a sa méditation: oraison du cœur et  adoration du Saint Sacrement pour le christianisme, Dikhr pour l’islam soufi. Elles sont efficientes si l’on a la dévotion. La Grâce répond à la foi !

Les méditations tantriques « laïques » sont :

-La méditation sur un chakra.
-Le parcours de Sushumna, la partie subtile de l’axe cérébrospinal, avec éventuellement des contractions (moudras) et des respirations lentes (pranayama).

Chaque tradition (Kriya yoga, vajrayana Anuyoga) a sa méthode confidentielle nécessitant une initiation.

Le Kundalini yoga a une méthode publique, on s’y exerce par un kriya avec mantra chanté dans chaque chakra pour vibrer le corps éthérique.

« En Kundalini yoga, il n’ y a pas d’initiation, on s’initie soi même ! » (Yogi Bhajan)

Le bouddhisme tibétain

a aussi deux méthodes de méditation sans initiation (transmission de pouvoir) :

- le Mahamoudra de l’ordre des Kagyu (ne pas confondre ce mahamoudra non tantrique, le mahamoudra tantrique, et le kriya du même nom !)

- le Dzogchen semdé de l’ordre des Nyingma.

Ils débutent par 4 méditations (ou yogas):

  1. Mahashamatha : pour percevoir la nature de l’ esprit comme étant le Suprême (Dharmakaya, nature de Bouddha, Dieu en nous pour les chrétiens, voir à ce sujet Le château de l’âme de St Thérèse d’Avila).
  2. Mahavipassana pour percevoir la nature identique des pensées et donc leur caractère illusoire dépersonnalisé au delà du bien et du mal.
  3. Nyimed l’ union des deux.
  4. Lhundrup : agir depuis cette Nature Suprême de Bouddha, car:

« La méditation purifie, elle ne suffit pas. Il faut appliquer à chaque ACTE de la vie la conscience supérieure qu’elle a développée! » (swami Veetamoananda)

Ceci est vrai à chaque niveau de conscience atteint :

  • la conscience joyeuse d’un débutant
  • la conscience de l’ Etre profond d’un adepte
  • la conscience de Bodhisattva d’un yogi.